Arborescence
Installation réalisé en 2010, 2 panneaux de 2mx 3m, tissu découpé, tendu sur châssis, 2 projecteurs de découpes, cordes, socle. Prises de vue auditorium de l’Erba de Besançon
Description
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Cette pièce est l’élaboration d’une œuvre autour de l’idée de nature, en tant qu’entité complexe. Dans la continuité de mes recherches sur le monde végétal, j’ai voulu créer un véritable environnement vivant, réactif et sensible qui agirait physiquement sur le regardeur.
Cette structure accueille le spectateur et l’enveloppe complètement, par le jeu d’ombre tracé au sol, sorte de parcours, de cartographie à expérimenter, à vivre, à comprendre. Ce parcours de lignes complexes, perturbe la stabilité. Car cette ombre portée, mesurant plus de 11 m de long, vacille légèrement à intervalles réguliers (toute les 10 min grâce à un dispositif mécanique installé au dessus des panneaux) ce qui surprend et crée une certaine perte d’équilibre du spectateur. L’expérience ainsi vécue est alors totale. La confrontation est directe ; le regardeur devient acteur, il est dans l’image, et y participe par la présence de sa propre ombre.
La dualité de cette installation réside en sa double entrée dans une expérience contemplative ou active.
Détail de l’installation : Au départ destinée à être montrée dans des lieux assez vastes et obscurs ; dans le but de confiner le spectateur dans cet univers silencieux, coupé du monde extérieur, favorable à la naissance d’un état de contemplation. Elle est aussi envisagée pour un environnement extérieur, naturel, où seule la lumière extérieure viendra modifier et créer un espace intime par les ombres portées au sol.
le multiple et le complexe
Ci-dessus grand format au dernier plan, peinture vinylique sur papier, 3mx3m, 2009
Description
Recherche essentiellement basée sur l’image de l’arbre ; l’image et le symbole de l’arborescence, croissance continue et complexe, symbole de la nature ; un monde toujours en mouvement et en perpétuelle renouvellement.
Accentuation des lignes et des parcours, le noir et le blanc s’opposent. Nous en distinguons mieux la forme. Et les lignes continues de ses branchages tendent à devenir autre, non plus seulement branches mais symbole de croissance dans le mouvement.
Série de peinture réalisée au pochoir, « le multiple et le complexe » ; couche de peinture de couleurs qui s’interposent créant un espace et une profondeur sur un plan, quête d’une représentation du lien.
Détail de l’exposition réalisée à l’Espace 24, ERBA Besançon 2009
Le multiple et le complexe
Peinture / pochoir : élaboration de série / répétition ou non ?
exposition IUFM Vesoul
Détail de l’exposition Arborescences,IUFM de Vesoul, France, mai 2010
Les ramifications d’Estelle Régent
Au commencement étaient les arbres.
Les grands arbres d’avant. Ceux de ces tropiques primordiaux d’où naitront les curieux amphibies qui nous annoncent. Les arbres qui entourent dans toutes les représentations occidentales le paradis terrestre, ceux là même qui donnent à la fois la pomme et la feuille, ce qui fera choir l’homme et ce qui cachera son corps après sa chute ; ceux donc qui sont à la fois l’origine de toute nature et le signe culturel de l’entrée dans l’histoire.
L’arbre de Jessé s’inscrirait sans doute dans la même perspective, de là nous descendons tous, de ces patronymes-feuilles qui nous désignent comme rejetons d’une lignée à l’arborescence toute végétale.
Or, cette inspiration là anime le travail d’Estelle Régent, et nul doute qu’il y a une dimension proprement mythique à cette jeune œuvre au sens du récit des origines. Les siennes d’abord dans cet enracinement terrien qui a permis à cette jeune pousse de grandir mais aussi dans sa recherche patiente et appliquée des métamorphoses et des connivences sans lequel il n’est point de vivant ni même peut être de réalité.
Filet d’ADN ou réseau à la perpétuelle et mouvante interactivité peu importe finalement ici la référence convoquée, ce qui compte, de biologie en télécommunication, c’est de saisir le Grand Réseau dans lequel nous ne sommes pas plus spectateur extérieur que nous ne sommes à vrai dire promeneurs en forêt. Les arbres ne s’installent pas dans une tranquille étrangeté, mais leurs cris, parfois, nous agressent aussi fort que le chien maltraité dans une étrange solidarité de parents .Et nous souffrons des souffrances de la forêt comme de celle d’un « proche » ce qui troublait déjà Ronsard en sa forêt de Gâtine.
Et c’est bien à ce secret de miroir que semble nous renvoyer ce travail si brillamment prometteur.
Spinoza rappelait à Descartes que l’homme ne saurait être un empire dans un empire et la science moderne semble accréditer cette thèse d’une solidarité cellulaire entre toutes choses ; en ce sens, Estelle, dans ses découpages appliqués, joue de cette immense connivence, de cette incroyable et vertigineuse parenté, qui nous conduit d’ombres à figures dessinées à sentir cette incroyable solidarité du monde.
A la fois réseau sanguin et cartographie, ces formes évoquent donc certes des ramures, mais ce sont celles d’un curieux arbre généalogique, celui sans doute dont nous venons tous dans notre imaginaire humain, et qui, malgré nos turpitudes, nous abrite encore lorsque les gros orages d’été du Jura, de Haute Saône, ou d’ailleurs font trembler les collines.
Alors allez, déambulez avec courage sous les frondaisons taillées par Estelle, elles vous feront dire après notre illustre Bisontin « je ne puis regarder une feuille d’arbre sans être écrasé par l’univers » (Victor Hugo).
Laurent Laurent Devèze (mai 2010)
collages
materiaux pauvres, subjectivation d'un paysage
Série de 22 collages, photocopie, papier calque, pastel gras, 29,7 x 21 cm, 2009
Description
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Le collage comme invitation à la l’imagination. Le collage comme forme et informité de l’image. Le paysage. La force de ces collages émergents de cette spontanéité qui a été de mise pour ce projet de réaction/création face à l’image et représentation de la réalité. Froissé, découpé, plié, le calque interfère avec cette représentation du réel. Comment réagir ? Comment être réactif ? Comment exprimer le trouble, la mélancolie qui découle de ces paysages oubliés?
papier calque/tracing paper
livre d'artiste/artist's book
voyage à travers le paysage,2009/travel through landscape,2009
besançon/dijon
france
Description
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C’est l’histoire d’une traversée, de la traversée de nos paysages, armée d’un appareil photographique, qui vient capturer les instants qui défilent sous les yeux.
Ces impressions sur papier-calque révèlent la fragilité de l’instant, cet instant qui ne dure pas, ne fait que passer.
« Cet instant qui a été et ne sera plus », Roland Barthes - La chambre claire-
Un livre simple dénué d’artifice pour s’inscrire dans la tradition du livre d’Herman de Vries.


































